L'usage était de faire les portraits artistiques de la famille . Et pour cela nos familles se rendaient chez les meilleurs photographes de la ville qui sont indiqués dans le Guide d'Alger (1920): Photographes : Vollenweider, rue du Divan, 4 ; J. Geiser, Place de Chartres, 4, H.Eichacker, rue Baba Azoun 7 Il faut remarquer que le coeur de la ville commerciale était encore , à l'époque, les alentours de la Place du Gouvernement et que tous les grands photographes y avaient leur studio. En regardant la provenance des photos de famille voilà les auteurs de ces portraits si chers. Ma grand mère petite...
Dans ces cartes anciennes , Mustapha est illustré comme à part entière. Les légendes : "Panorama de Mustapha et Alger", "Mustapha supérieur à travers les aloes" , "Vue sur Mustapha Supérieur et Alger", "Vue prise de Mustapha".
Si nous avions vu le jour avant 1920 nous ne serions pas nés à Alger mais...à Mustapha. En effet comme l'indique le guide de cette année là , Mustapha fut commune à part entière et par la suite rattaché à la grande ville en formation. "L'agglomération dite de Mustapha, autrefois l'un des faubourgs d'Alger, puis érigée en commune distincte, et maintenant réannexée à Alger, comprend les quartier d'Isly, de l'Agha (inférieur et supérieur), de Mustapha proprement dit (inférieur et supérieur), et de Belcourt. Le dérasement de l'enceinte qui la séparait d'Alger a été l'origine d'un mouvement très actif...
En parcourant les descriptions du Guide* de 1920, qui appartenait à mon grand père une belle description de cette artère aujourd'hui remplie de voitures... « Le chemin du Télemly, ou le chemin des Aqueducs, est ainsi nommé parce qu’il suit sur certains points le tracé de conduite turques, restaurées et améliorées servant à l’adduction d’une partie des eaux qui alimentent Alger. C’est une fort jolie promenade à flanc de coteau, qui ramène (en 1 heure : 4 kms environ – nos ancêtres avaient un bon pas !!! NDR- ) à Alger, où l’on aboutit aux tournants Rovigo, après avoir longé en contre-haut le quartier...
Et l'histoire de Madame Lafrique nous est contée dans ce petit livre imprimé en 1948 L’Abbé Pavy , vicaire de Lyon fut appelé au siège épiscopal d’Alger en 1846. L’accompagnaient « deux pauvres ouvrières qui lui vouaient une vénération toute filiale", Margueritte Berger et Anna Cinquin. Le nouvel Evêque projeta la fondation d’un Séminaire et décida d’en confier l’infirmerie à l’une de ses précieuses auxiliaires et la lingerie à la seconde. Elles étaient à leur poste quand les premiers séminaristes arrivèrent dans l’ancien Consulat de France , à Fahs Zghara , au dessus de Saint Eugène en novembre...
Tout d'abord , comment ne pas parler de Biskra en lisant ce titre? Il est aussi attaché au passé de ma famille puisque un de mes oncles travaillait dans ce haut lieu de la datte d'Algérie . Un nom évocateur pour mon imagination de gamine et délicieux quant aux produits qu'il nous offrait. Je recommande d'aller sur ce magnifique site qui ne peut que donner envie d'aller faire un tour du coté de Biskra.. http://www.eden-algerie.com/ Au Sud de Biskra, El Bassour Près de notre maison, il y avait un magasin aux couleurs chatoyantes qui offrait dans ces vitrines cet échantillonage de douceurs colorées....
TIré du beau livre de Maryvonne Mathieu * ces trois photos témoignent des travaux qui façonnèrent ce petit coin d'Alger. Là le batiment de Dépêche algérienne peu à peu s'entoure d'autres constructions , les arbres poussent... * http://marenostrum.over-blog.net/article-6530460.html
D'après «les feuillets d’El Djezaïr» , le Champs de manoeuvres était appelé avant 1830, Menzel-el-Mahalla (lieu où descend l’armée). Là, en effet, deux fois par an, à l’occasion de grandes cérémonies du Gouvernement turc, l’Agha des Janissaires allait camper pendant vingt quatre heures, avec un contingent de la milice algérienne. Ce lieu de campement n’occupait toutefois qu’une faible partie de l’espace où s’étendit le champs d’exercice français.. le terrain était très inégal. Des mares en couvraient le centre, ce qui rendait ce quartier malsain. Il en était de même du Hamma dont le nom signifie:...
Picon est un nom bien connu et cher à Marcel Pagnol dans sa trilogie marseillaise. Mais j'avoue avoir appris son origine en lisant l'excellent livre que Jean Claude Brialy avait voulu dédier à son Pays de naissance, l'Algérie. Dans cette première image, malgré l'iconographie un peu discutable, "l'histoire" de cette boisson une autre anisette de Maison Carrée en complément de http://marenostrum.over-blog.net/article-11650312.html et de http://marenostrum.over-blog.net/article-11020628.html
Ce beau palais , siège de la Chambre de commerce a été construit par Henri Petit à la fin du 19ème siècle. Sur des cartes Postales anciennes on le voit déjà .. Mais d'autres présentent l'état des lieux avant les grands travaux, et elles ont ce charme désuet d'un temps à jamais enfui sur le premier cliché un batiment cache encore la Grande Mosquée , sur le second il semble voir une ébauche de construction. L'amirauté au fond , éternel paysage de notre bonne ville... un cliché insolite..l'Amirauté vue du haut du Palais consulaire..une bien belle vue ma foi! et quelques vues plus récentes ..